Renseignement


Un renseignement est une information estimée pour sa valeur et sa pertinence, plutôt que pour son exactitude ou sa précision — en opposition à une donnée qui se réfère à la précision de l'information, ou d'un fait qui se réfère à la vérifiabilité.

Parfois dénommé « donnée utile » ou « renseignement utile », il concerne essentiellement les projets, actions courantes et prises de décision des personnes ; le renseignement ayant un caractère d'urgence ou étant considéré comme « précieux ». Ce renseignement utile s'envisage essentiellement comme la compréhension de composants discrets, secrets (voir privés) d'un adversaire, dans le but de répondre à des interrogations ou d'obtenir les signaux anticipés des mouvements et évènements de l'adversaire.

Par extension, le renseignement désigne aussi le processus créant des renseignements (recherche, analyse, traitement de l'information), ainsi que le domaine d'activité des spécialistes, notamment des services de renseignement.

L'activité du renseignement est souvent assimilée à tort à lespionnage — qui n'est qu'un type particulier (illégal) de recherche d'informations.

Processus

En se rapprochant d'une définition donnée par le Sénat américain en 1976 on peut avancer que « le renseignement est le résultat de la collecte, de l'évaluation, de l'analyse, de l'intégration et de l'interprétation de toutes les informations utiles à la décision ou à la planification, que ce soit dans le domaine stratégique ou dans les activités opérationnelles ».

Cette définition n'est probablement pas exhaustive et mérite des rectifications. Elle a au moins le mérite de décrire les activités de renseignement dans ce qu' il est convenu d'appeler le cycle du renseignement : expression des besoins établis par l'autorité de décision, organisation de la recherche, recueil et analyse des informations produites par la recherche (vraisemblance, etc), évaluation des informations en regard des besoins, mise à disposition à l'autorité demanderesse sous la forme appropriée.

Un organisme de renseignement, public ou prive, fonctionne sur le mode des questions et des réponses. L'utilisateur du service de renseignement, appelle aussi le client, pose des questions. Les réponses fournies par le service génèrent de nouvelles questions. C'est pourquoi on parle de cycle.

Selon la nature des organismes et selon les pays le cycle du renseignement est decoupe différemment. Mais il comprend généralement les 5 étapes suivantes:

  1. - l'expression du besoin de renseignement par le client qui s'exprime souvent par l'etablissement d'un plan de recherche qui définit ce qu'il faut surveiller.
  2. - la collecte méthodique des informations qui commence d'abord par la recherche des sources pertinentes, documentaires, humaines ou techniques.
  3. - le traitement des informations brutes qui consiste a les évaluer, les regrouper, à les recouper avec des éléments déjà connus.
  4. - la phase d'analyse consiste a transformer ces informations en renseignements exploitables.
  5. - la diffusion des renseignements au client sous la forme de synthèses quotidiennes dans lesquelles il faut balancer entre la précision et la justesse selon l'expression de J. Baud.

Renseignement militaire

Le renseignement militaire est destiné à apporter au chef les informations dont il a besoin pour préparer ses forces au niveau convenable et mener sa manœuvre sur le terrain . On y distingue deux niveaux complémentaires : le renseignement stratégique et le renseignement tactique . Le renseignement dit " stratégique " couvre un panorama très vaste . Il doit , par exemple , assurer une veille permanente et donc comporter un volet scientique et technique qui se situe en amont des grands programmes militaires , rassembler des connaissances géographiques et économiques envisagées sous l' angle de la capacité de défense des pays , suivre l' organisation des forces , les chaînes de commandement , les activités militaires , les tensions régionales , les signes de montée en puissance , constituer des dossiers préparatoires aux engagements des forces amies , suivre les forces ennemies dans la profondeur des zones d' engagement ... cette énumération n' étant pas limitative ..

Intelligence économique

Il existe de nombreuses définitions de l'intelligence économique, francisation de "economic intelligence", mais celle qui prévaut actuellement provient du rapport Martre de 1994 et on peut la résumer ainsi :

L'intelligence économique consiste a rassembler toutes les informations utiles à l'entreprise.

Cela inclut des informations sur les produits et les technologies, sur les concurrents, sur les marchés et d'une façon générale sur tous les domaines pouvant avoir une influence sur la bonne marche de l'entreprise.

L'intelligence économique c'est donc un service de renseignement à la disposition du chef d'entreprise.

On y inclut généralement la veille technologique et les autre activité de renseignement légales au profit de la compétitivité des entreprises.

Renseignement de sécurité

C'est le domaine des services secrets, il regroupe l'ensemble des activités de renseignement liés à la protections des intérêts fondamentaux de l'État, il recouvre l'espionnage et le contre-espionnage.

Par le passé, les activités des services de renseignements occidentaux ont été principalement consacrées à la Guerre froide. Aujourd'hui, la lutte anti-terroriste et l'espionnage industriel.

Les services de renseignements

Un service de renseignements est une organisation gouvernementale consacrée au renseignement, c'est-à-dire à la collecte d'information au moyen d'espionnage, d'interception de communication, de cryptanalyse, de coopération avec d'autres institutions, et d'évaluation des sources publiques.

Services secrets vus par la littérature et le cinéma

Littérature

Cinéma

Les sources d'informations

On distingue généralement les sources humaines (ou sources primaires) des sources technologique ou (sources secondaires).

Sources primaires

On les appelle également « sources humaines » ou HUMINT (de l'anglais HUMan INTeligence). Cela peut être par exemple l'utilisation d'indicateurs ou l'infiltration d'un agent secret (sous le couvert d'actions diplomatiques par exemple) ou d'équipes de recherche humaine sur un théâtre d'opération (observation sur axe, carrefour, zone).

Sources secondaires

On les appelle également « sources techniques » ou SIGINT (de l'anglais SIGnal INTeligence). Elles concernent les écoutes téléphoniques ou d'autres moyens de communication, mais également la cryptologie ou la sécurité informatique. Le réseau Echelon, élaboré par les États-Unis , est un service mondial d'interception des communications.

L'information peut également provenir de photos aérienne (avion espion ou drône) ou satellites. On parle alors de IMINT (IMagery INTelligence).

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

*