Panthéon de Paris


Le Panthéon est un monument situé sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le [[Ve arrondissement (Paris)|V arrondissement]] de Paris, au cœur du quartier latin. Il est entouré notamment par l'église Saint-Étienne-du-Mont, la bibliothèque Sainte-Geneviève, l'université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), l'université de Paris II (Panthéon-Assas), la mairie du V arrondissement et le lycée Henri-IV. La rue Soufflot lui dessine une perspective à partir du jardin du Luxembourg. Construit à l'origine comme une église pour abriter la châsse de sainte Geneviève, ce monument a maintenant vocation à accueillir les cendres de grands personnages ayant marqué l'histoire de France. Ses différentes destinations successives, sa décoration, les inscriptions et les symboles qui y figurent, permettent de parcourir la construction — lente et contrastée — de la nation française.

par la station de RER Luxembourg et par les lignes de bus 21, 27, 38, 84, 85 et 89.

Histoire

Tout commence par une église…

En 1744, se trouvant à Metz et souffrant d’une grave maladie, Louis XV fait le vœu, s’il survit, de créer une église dédiée à sainte Geneviève. Rétabli et de retour à Paris, il charge le marquis de Marigny, directeur général des bâtiments, d'édifier l'église en lieu et place de l’ancienne abbaye de sainte Geneviève, alors en ruine. En 1755, le marquis de Marigny confie la responsabilité des plans à l’architecte Jacques-Germain Soufflot.

Les fondations sont creusées dès 1758, Louis XV pose la première pierre le 6 septembre 1764, devant une grandiose reproduction : le futur portail figure peint et représenté grandeur nature, comme un décor en toile tendu sur une charpente ; l'œuvre est due à Pierre-Antoine Demachy.

Cependant des difficultés financières et la mort de Soufflot en 1780 retardent la construction de l'édifice. Il n'est finalement achevé qu'en 1790, par les associés de Soufflot : Jean-Baptiste Rondelet et Maximilien Brébion.

De l'église catholique au temple républicain

Entre 1791 et 1793, le bâtiment est profondément modifié par Quatremère de Quincy qui lui donne son apparence actuelle pour qu'il devienne un panthéon, c'est-à-dire un monument laïque consacré à la mémoire des grands hommes de la nation. En effet la Révolution a éclaté entre temps et sur la proposition de Claude-Emmanuel de Pastoret, l’Assemblée nationale décide, par un décret du 4 avril 1791, d’utiliser l’édifice qui vient d'être achevé et n'est pas encore consacré comme église, afin qu'il serve de nécropole aux personnalités exceptionnelles qui contribueront à la grandeur de la France : que le temple de la religion devienne le temple de la patrie, que la tombe d'un grand homme devienne l'autel de la liberté. Le bâtiment est modifié en ce sens et, au fronton, est placée l’inscription suggérée par Pastoret : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » .

Les revirements historiques

Architecture du bâtiment

Le Panthéon est un bâtiment long de 110 mètres et large de 84 mètres. La façade principale est décorée d’un portique aux colonnes corinthiennes, surmonté d’un fronton triangulaire réalisé par David d'Angers. L'édifice, en forme de croix grecque, est couronné par un dôme haut de 83 mètres, coiffé d’un lanterneau. L’intérieur est décoré par des peintres académiques comme Puvis de Chavannes, Antoine Gros ou Cabanel.

Le projet architectural de Soufflot

Sur ce thème on peut consulter le site : Le projet de Soufflot 1755-1780

Le projet architectural de Soufflot est une église à dôme, en forme de croix grecque, c'est-à-dire avec quatre branches courtes, égales en longueur et en largeur. Pour le réaliser, il emprunte à différents styles architecturaux, ce qui fera écrire à Maximilien Brébion : « Le principal objet de M. Soufflot en bâtissant son église a été de réunir sous une des plus belles formes la légèreté de la construction des édifices gothiques avec la magnificence de l'architecture grecque. »[1]</br> Soufflot a composé son église en puisant dans différents registres :

En raison de ce mélange des références, l'église Sainte-Geneviève sera considérée par Pierre Lavedan et Louis Hautecœur comme le premier édifice éclectique.[2] Il est cependant généralement classé comme néoclassique, d'abord pour sa période de construction, et par le vocabulaire de l'architecture classique (colonnes, entablement, fronton, etc.) utilisé dans une volonté de retour à la simplicité antique en réaction au style baroque de la période précédente (la façade ne comporte qu'un seul ordre comme les temples grecs, et non des ordres superposés comme Saint-Louis des Invalides, les colonnes du péristyle d'entrée ont un entrecolonnement régulier comme les temples antiques, alors que l'usage classique était d'écarter plus les colonnes centrales, le même ordre corinthien sert à l'intérieur et à l'extérieur, etc.)

D'un point de vue structurel, les quatre nefs servent à contrebuter les poussées latérales du dôme. Cependant, le recours à l'armature de la pierre est nécessaire, compte tenu des poussées à contenir. Le portail contient une structure métallique invisible. Il s'agit véritablement de pierre armée et non pas simplement chaînée comme il était souvent pratiqué à l'époque, la disposition des armatures étant déjà celle d'une poutre en béton armé.[3] Cependant cette technique de construction nécessite un entretien régulier, pour éviter que l'humidité n'entre dans la maçonnerie et ne fasse rouiller le fer des armatures qui risquent à leur tour de faire éclater la pierre.</br>

Dès 1764, ce projet audacieux est l'objet de protestations de la part du clergé catholique qui s'élève contre la construction d'une église dont le plan au sol ne serait pas celui d'une croix latine. Soufflot doit donc revoir son plan. Il allonge d'une travée le bras du chœur (branche est), ce qui permet de créer une abside flanquée de deux tours abritant des chapelles au rez-de-chaussée et des clochers en élévation. À l'opposé, il allonge également le bras de la branche ouest en la dotant, à la manière des temples grecs de l'Antiquité, d'une sorte de pronaos, c'est-à-dire d'un portique qui précède le sanctuaire.

La triple coupole

Un élément essentiel de la construction reste invisible aux yeux du visiteur. Alors que l'on pourrait penser qu'une seule coupole soutient le lanterneau et la croix à son sommet, en réalité, trois coupoles sont emboîtées les unes dans les autres.

La crypte

La crypte couvre toute la surface de l'édifice. En effet, elle est constituée de quatre galeries, chacune sous chacun des bras de la nef. Cependant, elle n'est pas véritablement enterrée comme une cave puisque des fenêtres, en haut de chaque galerie, sont ouvertes sur l'extérieur.</br> On pénètre dans la crypte par une salle décorée de colonnes doriques (en référence au temple de Neptune à Paestum, que Soufflot avait visité pendant son voyage en Italie). En avançant, on découvre ensuite, au centre du bâtiment, la vaste salle voûtée de forme circulaire et la petite pièce centrale, située juste au centre du dôme.</br>

On peut s'interroger sur les dimensions de la crypte qui paraît incroyablement vaste. Les 73 hôtes actuels ne sont pas à l'étroit puisque la capacité totale d'accueil est d'environ 300 places.</br> Quel pouvait être le projet initial de Soufflot ? Une des hypothèses émises serait que Louis XV voulait en faire un mausolée pour les Bourbon.

Les étapes de la construction

Il s'agissait d'abord de trouver de l'argent pour réaliser ce projet. On majora le prix des trois loteries mensuelles, leur coût passant de 20 sols à 24, ce qui rapporta livres.</br> Ensuite il fallait trouver un terrain. On décida de le prendre sur la partie ouest du jardin de l'abbaye Sainte-Geneviève.<br /> Les travaux commencèrent en 1755. L'argent récolté ne permit de réaliser que les fondations, car le terrain était miné par les galeries qu'avaient forées, seize siècles plus tôt, les potiers gallo-romains pour extraire l'argile. On dénombra au moins sept puits de 25 mètres de profondeur, et une centaine d'autres, moins profonds.</br> Enfin le 6 septembre 1764 Louis XV vint poser la première pierre. On avait édifié pour l'occasion une reproduction du futur édifice, un trompe-l'œil grandeur nature, de toile et de charpente, représentant le futur portail de l'église (une toile de Demachy au musée Carnavalet représente cette cérémonie).</br> La construction avança malgré tout avec régularité : en 1769, les murs étaient élevés et en 1776, les voûtes terminées et décintrées.

Mais le projet fut très contesté. Bien que cette idée fît école (le monument fut imité à Copenhague, Potsdam, Saint-Pétersbourg), il fut attaqué par de nombreux détracteurs. L'audace du projet, mais aussi, il est vrai, des tassements dans les maçonneries dus à une mauvaise exécution, alimentèrent libelles et mémoires explicatifs. La polémique fut très vive et c'est désespéré que Soufflot mourut le 5 janvier 1780 avant que le projet ne fût terminé. Les critiques principales tendaient à établir que les quatre groupes de trois colonnes destinées à soutenir les trois coupoles, imaginées par l'architecte, manquaient de solidité et que l'édifice allait s'écrouler.

L'achèvement de l'édifice par Rondelet et Brébion : 1780-1790

La suite des travaux fut confiée à deux collaborateurs de Soufflot, les architectes Rondelet et Brébion aidés d'un parent de Soufflot, Soufflot dit le Romain.</br> Pour la structure, leur principal apport fut de substituer de massifs piliers aux colonnes imaginées par Soufflot pour soutenir le dôme.</br> Ils assurèrent également le suivi du chantier. On trouvera sur le site italien Vita e opere de nombreuses gravures sur la construction de l'église Sainte-Geneviève, plans de coupe du bâtiment, croquis de machines de chantier pour tester la solidité de la pierre et pour le renforcement de la pierre par des armatures de métal.</br> Le sculpteur Guillaume II Coustou réalisa le fronton.

Les modifications de Quatremère de Quincy pour en faire un temple républicain

Le 4 avril 1791, l'Assemblée constituante transforme l'église Sainte-Geneviève en « Panthéon des grands hommes ». Elle charge Quatremère de Quincy d'adapter les lieux à cette nouvelle fonction. </br> Les choix de l'architecte vont modifier l'idée initiale de Soufflot :</br> il change l'apparence extérieure en supprimant le lanterneau et les clochers, devenus inutiles. Intérieurement il obture 38 des 42 fenêtres, modifiant ainsi profondément la circulation de la lumière à l'intérieur du bâtiment. Alors que le projet initial était de faire entrer le plus de lumière possible, l'obturation des ouvertures plonge maintenant la base du lieu dans une semi-pénombre. Elle accentue la lumière zénithale issue de l'oculus de la coupole à caissons, comme c'est le cas pour l'austère Panthéon de Rome.</br> Il faut noter que la suppression de ces fenêtres perturbe la ventilation du bâtiment ; elle accroît en particulier le taux d'humidité et se trouve à l'origine, au , de fissures et d'érosion des structures métalliques.<br /> Au milieu du bouillonnement des idées de la Révolution française, concernant le Panthéon, il faut retenir l'idée de Charles de Wailly, finalement non réalisée, qui aurait consisté à modifier l'édifice pour le mettre au goût de l'époque et lui donner le caractère de solidité qui semblait lui manquer.

Les éléments de décors

Passées ces étapes de construction, le bâtiment ne subira plus de modification de structure.

Au gré de l'histoire des , du Premier Empire au début de la Quatrième République, chaque pouvoir en place utilisera la destination de cet édifice comme l'affirmation de sa conception de l'État, et en particulier de son rapport avec le pouvoir religieux.</br> L'étude et l'observation des différents éléments des décors intérieurs et extérieurs — tour à tour chrétiens, patriotiques, républicains, francs-maçons, philosophiques — rendent compte des âpres débats politiques de chaque période.</br> Ceux qui ont été retenus puis retirés, ceux qui ont été modifiés, ceux qui ont survécu, tout comme les projets refusés, l'ensemble de ces choix constitue une illustration de l'art officiel du moment.

<span id="ancre_décors_révolution"></span>

Lors de la bataille du 13 prairial an II, le vaisseau Le Vengeur, faisant partie de l'escadre de Brest, sombre en livrant bataille contre une escadre anglaise qui voulait empêcher le passage de 160 navires en provenance d'Amérique, chargés de blé, pour assurer le ravitaillement des Français. La légende raconte que pendant le naufrage du bateau les marins criaient « Vive la Nation ! Vive la République ». La Convention décrète alors qu’une maquette du bateau serait suspendue à la voûte du Panthéon et que les noms des membres de l’équipage seraient gravés sur les colonnes du monument. Le 9 Thermidor empêcha cette réalisation.</br>

Plus tard, une statue commémorant l'événement sera placée le long d'un des piliers (date inconnue). <span id="ancre_décors_napoléon"></span>

Napoléon rend à l'édifice sa fonction d'église mais il installe dans la crypte des dignitaires de l'Empire.

En 1801, Somer y fait transporter l'orgue des Bénédictins anglais.

Dès 1806, l'architecte Rondelet est chargé de consolider les piliers du dôme et en 1811 on commande à Antoine Gros une peinture représentant l'apothéose de sainte Geneviève. Dans cette peinture, l'Empereur occupait naturellement une place importante, tenant à la main le Code civil français. Les changements politiques de 1815 nécessitèrent des transformations dans les personnages représentés.</br>

Sur les pendentifs, Carvallo peint, d'après des dessins de Gérard, des allégories relatives au premier Empire : la Gloire, la Mort, la Patrie, la Justice.

<span id="ancre_décors_1_&_2_Restauration"></span>

On aménage la chapelle, située sous l'ancien clocher nord, avec un décor de pilastres orange et une coupole en pierre, coupole à caissons ornés de roses finement sculptées.

La peinture d'Antoine Gros, remaniée, est visitée par le roi Charles X en 1824. Elle sera achevée à cette date ou en 1827 selon les auteurs. <span id="ancre_décors_Louis_Philippe"></span>

En 1837 on commande à Nanteuil trois bas-reliefs au centre du péristyle, pour remplacer ceux de l'époque révolutionnaire. Ainsi se trouve désormais au-dessus de la porte centrale L'Apothéose du héros mort pour la patrie, encadrée par Les Sciences et les Arts et La Magistrature.

Entre 1831 et 1837, David d'Angers réalise une sculpture pour le fronton La Patrie couronnant les hommes célèbres (le plâtre de ce bas-relief est visible à la galerie David d'Angers à Angers).

Le motif représente au centre La Patrie distribuant des couronnes aux grands hommes, entre la Liberté à droite qui donne les couronnes et l'Histoire à gauche qui inscrit sur ses tables les noms. Sont représentés :

L'inscription : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante » est remise en place.

Enfin on décide d'entourer le monument d'une grille à palmettes. Son dessin, ainsi que celui des deux candélabres en bronze, sont dus à Baltard, créateur des pavillons des Halles de Paris. La réalisation en est confiée à l'architecte Destouches.

Baltard rétablit également le lanterneau du dôme, supprimé à la Révolution. <span id="ancre_décors_seconde_république"></span>

Ce projet est arrêté par le décret de 1851 (voir la section Second Empire). <span id="ancre_décors_second_empire"></span>

La commande passée au peintre Chevanard est arrêtée. Son projet, présenté en 1855, avait à nouveau suscité la polémique. Le prince-président, qui a rendu l'édifice au culte catholique, ne pouvait pas trouver, dans ce syncrétisme encyclopédique, une affirmation suffisamment forte du rôle de l'Église dans la constitution de l'État français.</br> (Les cartons préparatoire de Chevanard sont actuellement au musée de Lyon.)</br> Le mobilier religieux est alors remis en place et on enlève l'inscription « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ».</br> L'église devient le siège d'un chapitre de chanoines les « Chapelains de Sainte Geneviève ». La nécessité de grandes orgues se fait sentir. En novembre 1852, le génial facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll propose le projet d'un nouvel orgue en l’église Sainte-Geneviève. Le 17 décembre suivant, le ministre de l'intérieur signe le marché, d'un montant de 20.000 francs. En 1853, Cavaillé-Coll réalise et installe le nouvel instrument, un huit pieds de deux claviers-pédalier et de 21 jeux, qui participe ainsi au service de la liturgie. Clément Loret en est le titulaire.

L'État commande à Hippolyte Maindron deux groupes de statues à placer sous le péristyle d'entrée : Attila et sainte Geneviève (1857) et La conversion de Clovis par saint Rémi (1865). Ces deux grands ensembles ont été renvoyés aux réserves des musées lors de la dernière restauration du monument, et ne se trouvent donc plus sur place aujourd'hui.[4] Ces œuvres restent néanmoins visibles au musée d'Angers.

Les deux portes latérales sont posées : en bronze, dessinées par Constant-Dufeux, elles rappellent à la fois le chiffre de sainte Geneviève et l'inscription de la façade : Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante. Elles portent le millésime MDCCCL (1850). <span id="ancre_décors_commune"></span>

Cependant à l'occasion de l'enterrement de Victor Hugo en 1885, on décide de transformer de nouveau l'église Sainte-Geneviève en panthéon.</br> On enlève le mobilier religieux et on remet l'inscription « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ». L'orgue se fait entendre une dernière fois dans ce lieu, car en 1891, par entente entre les départements de la guerre et des travaux publics, l’orgue est affecté à l’église de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce où il est transféré la même année par le facteur Merklin.

Une commande est passée par le marquis de Chennevières, en 1874, pour la réalisation d'un grand cycle de peinture sur l'histoire de France. Ces huiles sur toile marouflée sont accrochées devant les fenêtres obturées par Quatremère de Quincy, rendant ainsi quasi-définitivement impossible le retour au projet initial de Soufflot.</br>

On peut remarquer :</br> - La suite décorative consacrée à sainte Geneviève, par Puvis de Chavannes</br> - La prédication desaint Denis, par Galand</br> - Le martyre de saint Denis, par Bonnat</br> - sainte Geneviève rend le calme aux Parisiens à l'approche d'Attila, par Delaunay</br> - La vie de saint Louis, par Cabanel</br> - L'histoire de Jeanne d'Arc, par Lenepveu</br> - La mort de sainte Geneviève, par J.P. Laurens</br> - La bataille de Tolbiac et le baptême de Clovis, par Paul-Joseph Blanc</br> - L'idée de la Patrie, L'Abondance, La Chaumière, La Peste, par Humbert</br> - Charlemagne couronné empereur protégeant les Arts, par Henri-Léopold Lévy

De 1875 à 1884, Ernest Hébert réalise la mosaïque de l'abside, représentant Le Christ montrant à l'ange de la France les destinées de son peuple (ANGELVM GALLIÆ CVSTODEM CHRISTVS PATRIÆ FATA DOCET). À sa droite l'ange, debout, portant une épée puis, à genoux, la Ville de Paris portant le Scilicet ; à sa gauche, sainte Geneviève debout et, à genoux, Jeanne d'Arc tenant un drapeau. Cette représentation illustre les débats qui pouvaient agiter les débuts de la Troisième république entre laïcs et catholiques : sur les cinq personnages représentés, quatre ont une auréole, dont celui représentant la Ville de Paris ; Jeanne d'Arc en revanche n'en porte pas. Elle ne sera canonisée par l'église catholique qu'en 1920.

Une sculpture de Mirabeau est commandée à Jean-Antoine Injabert. Dans le même temps, on commande à Rodin un monument à la gloire de Victor Hugo. Le projet avait été conçu par Edward Lockroy, en hommage aux grands hommes de l'histoire de France. Il devait comporter cent sculptures qui auraient été placées dans le transept nord. L'idée était de reconstituer la fierté nationale mise à mal par la défaite récente de 1870 face aux Prussiens. Or le comité chargé de juger les œuvres conclut que les propositions de Rodin ne s’harmonisent pas avec la statue de Mirabeau. C’est donc cette statue seule qui est placée derrière l’autel.

De 1902 à 1905, Édouard Detaille peint Vers la gloire, qualifié d'hymne pictural à la République. Deux sculptures du début du XXe siècle sont installées dans le transept. Face à celle de Landowski au nord dédiée « À la mémoire des artistes dont le nom s'est perdu » se trouve celle de Bouchard en hommage « Aux héros inconnus, aux martyrs ignorés morts pour la France ».</br>

En 1906 une copie du Penseur de Rodin est placée devant le Panthéon. Elle a été retirée par la suite.

En 1913, on place un autel républicain dans l'espace initialement prévu par Soufflot pour l'autel religieux dans la destination première de l'édifice. C'est Sicard qui réalise cet ensemble, à la gloire de la Convention nationale.</br>

Après la première guerre mondiale est apposée une plaque portant le nom des écrivains morts pour la France au cours de la période 1914-1918.

Le Panthéon de Paris est classé monument historique en 1920.</br> <span id="ancre_décors_4eme_république"></span>

Après la seconde guerre mondiale est apposée une plaque portant le nom des écrivains morts pour la France pendant la période 1939-1945.</br> </br> De part et d'autre du Panthéon sont érigées en 1952 les nouvelles statues en pierre de Corneille (de ) et de Rousseau, en remplacement de deux statues envoyées à la fonte en 1942.</br> La première statue de Rousseau avait été inaugurée en février 1889, en ouverture des célébrations du premier centenaire de la Révolution française. <span id="ancre_décors_5eme_république"></span>

L'époque contemporaine manifeste un souci évident de préservation et de conservation du monument, d'autant plus nécessaire que l'obturation des ouvertures imaginées par Soufflot modifie la ventilation du bâtiment et augmente le taux d'humidité, provoquant ainsi l'effritement des pierres et la corrosion de la structure métallique.

En 1984, l'architecte en chef des monuments historiques, Hervé Baptiste, est chargé de la restauration du bâtiment.</br> Le projet de loi de finances pour 2006 prévoit la poursuite de la rénovation de l'édifice.

Un autre événement rend urgente la restauration : lors de la tempête du dimanche 26 décembre 1999, la toiture du dôme subit des dégâts importants. La couverture est fortement endommagée ; des plaques de plomb se sont envolées, provoquant des dégâts aux alentours. Le ministère de la culture, à l'époque, évalue les travaux à 5 MF pour l'urgence, et à 40 MF pour la restauration définitive du dôme.

Pourquoi une croix chrétienne surmonte-t-elle l'édifice, dans une république laïque ?

La croix actuelle qui surmonte le Panthéon a une longue histoire :<br /> En 1790, lors de l'achèvement du dôme par Jean-Baptiste Rondelet, architecte chargé de finir le monument après la disparition de Jacques-Germain Soufflot, une croix provisoire est placée au sommet du dôme en attendant la statue de Geneviève qui doit surmonter l'édifice.

En 1791, l'Assemblée constituante décide de transformer l'église Sainte-Geneviève en mausolée pour accueillir les cendres de Mirabeau. L’architecte Quatremère de Quincy fait donc remplacer la croix par La Renommée, une statue de Claude Dejoux, de neuf mètres de hauteur, représentant une femme embouchant une trompette.

Le 20 février 1806, Napoléon rend l'édifice à sa destination première, mais laisse la statue au sommet du dôme. Le 3 janvier 1822, l'église est enfin inaugurée. On place au sommet une croix en bronze doré.

Le 26 août 1830, Louis Philippe retransforme le bâtiment en panthéon. On enlève la croix et on la remplace par un drapeau. Le 6 décembre 1851, par un décret du prince président Louis-Napoléon Bonaparte, le Panthéon est rendu au culte catholique et on replace une croix sur le dôme.

Le 2 avril 1871, les Communards scient les petites branches de la croix et placent au sommet un drapeau rouge.</br> (Auguste Vacquerie, Le Rappel, 29 mars 1871)

En juillet 1873, une croix en pierre est remise, haute de 4 mètres et pesant 1500 kg avec son socle et sa boule. Pour le transfert des cendres de Victor Hugo, la république redonne à l'édifice le statut de Panthéon mais elle n'a pas jugé nécessaire de supprimer la croix.

Plus tard, dans le doute que la protection de la croix ne soit pas suffisante, on la surmonte d'un paratonnerre.

Légendes et anecdotes

Les bâtiments donnent parfois lieu à la création de légendes, comme celle du fantôme de l'Opéra.</br>

Les funérailles nationales

Qui décide d'une inhumation ?

Commençant avec la Révolution française dans un bâtiment neuf et encore non consacré comme église, la « panthéonisation » est une tradition reprise des Égyptiens et qu'ont suivie ensuite les Grecs puis les Romains. Le choix de donner à un personnage l'hommage ultime de « grand homme » de la nation française, ainsi que la mise en scène de la cérémonie, varient suivant les périodes de l'histoire de France.

En 1791, au moment de la création du concept de Panthéon français, c'est l'Assemblée constituante qui décide. La Convention en 1794 prendra le relais pour le choix de l'inhumation de Jean-Jacques Rousseau, mais aussi pour retirer Mirabeau en 1794 et plus tard Marat.

Pendant le Premier Empire, c'est bien sûr Napoléon Ier qui s'attribuera ce privilège.

Sous la Troisième République, ce sont les députés qui proposent et décident. Certains transferts, comme celui d’Émile Zola en 1908, déclenchent de violentes polémiques.

À l'heure actuelle, ce choix revient au président de la République. Il s'agit plus d'un état de fait que d'un véritable droit, aucun texte officiel ne régissant ni les critères ni la forme de la cérémonie. On peut toutefois noter que plusieurs présidents de la cinquième république (De Gaulle, Mitterrand, Chirac) ont voulu ponctuer leur époque par des panthéonisations, symboliques de leur propre vision de l'Histoire de la France.

Les grands hommes inhumés au Panthéon

En 2007, on recense 76 personnages panthéonisés.</br> Mais plusieurs, après avoir été admis au Panthéon, en ont ensuite été retirés. Il s'agit de :

De plus, le corps du général Beaurepaire n'ayant pas été retrouvé, la cérémonie n'a pas eu lieu.</br>

Aujourd'hui la France honore donc 71 des siens par des tombes ou urnes funéraires, situées dans la partie inférieure du monument.

Il faut ajouter trois tombes placées ici pour des raisons particulières :

<span id="ancre_1">Date d'inhumation : </span>

Les inscriptions

- Sur le mur de la nef se trouvent quelques incriptions concernant des personnages ayant marqué l'histoire de France par leur combat et leurs idées :

- Dans la crypte, sont accrochées des plaques de bronze sur lesquelles on peut lire les noms des victimes de la révolution de 1830.

- Hommage aux «Justes de France». Sur la plaque on peut lire le texte suivant : Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre. Nommés "Justes parmi les nations" ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d'humanité. [[#ancre cérém Justes|<small>[En savoir plus ...]</small>]]</BR>

Les cérémonies à l'occasion de transferts de cendres

Révolution française

<span id="ancre_cérém_Mirabeau"></span> * Mirabeau, samedi 2 avril 1791</br> Il meurt à Paris, le 2 avril 1791. La nuit à la lueur des flambeaux, son corps est porté au Panthéon, à travers le vieux Paris, aux sons formidables et inconnus d'instruments de musique imaginés par François-Joseph Gossec. L'édifice n'étant pas encore adapté à sa nouvelle destination, le cercueil est en fait déposé dans un caveau de l'ancienne église abbatiale.

Sa dépouille fut déposée à l'église Sainte-Geneviève, transformée en Panthéon par Quatremère de Quincy. Mais, en novembre 1792, la découverte de l'armoire de fer aux Tuileries livra la preuve des subsides qu'il avait touchés de la Cour… Le 25 novembre 1793, son cercueil était sorti du Panthéon par une porte latérale, tandis que celui de Marat franchissait la porte d'honneur. Dans son discours, David souligna cette simultanéité : « Que le vice, que l'imposture fuient du Panthéon. Le peuple y appelle celui qui ne se trompa jamais ». Les restes de Mirabeau n'ont jamais été retrouvés.[5]</br> Ses cendres auraient été jetées aux égouts.

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<span id="ancre_cérém_Voltaire"></span>

* Voltaire, lundi 11 juillet 1791

La décision des révolutionnaires français de transférer les restes de Voltaire au Panthéon marque pour eux l'affirmation d'une filiation avec le siècle des Lumières. Il s'agit sans doute d'une suggestion des Girondins, qui se réclamaient volontiers des idées du philosophe.</br> C'est en tout cas l'une des premières cérémonies révolutionnaires. C'est aussi l'affirmation du Panthéon comme temple laïque ; il faut se souvenir qu'à sa mort en 1778, Voltaire, franc-maçon et anticlérical, avait été enterré presque clandestinement, l'église catholique lui ayant refusé des obsèques religieuses. D'ailleurs, en toute logique, le clergé ne participera pas à la cérémonie de panthéonisation.

Le convoi funèbre est conduit par un détachement de cavaliers, suivi par les délégations des écoles, des clubs, des confréries et des groupes d'acteurs de théâtre. Puis viennent des ouvriers ayant pris part à la démolition de la Bastille, portant des boulets et des chaînes trouvés dans la prison. Quatre hommes en costume de théâtre classique soutiennent une statue dorée de Voltaire. Des acteurs brandissent des bannières avec les titres de ses principaux ouvrages. Ensuite vient un coffre doré, contenant une édition complète de ses œuvres, récemment publiée, en 92 volumes. Une foule immense accompagne le cortège.

Un orchestre complet précéde le sarcophage tiré par douze chevaux blancs. Les parois sont décorées de masques de théâtre, avec cette sentence :

Les membres de l'Assemblée nationale, les magistrats et le Conseil municipal de Paris suivent le cercueil. Le convoi s'arrête à l'Opéra, à l'Ancienne et à la Nouvelle Comédie, et vers minuit atteint le Panthéon.

Le musicien François-Joseph Gossec compose pour la cérémonie un hymne pour chant et cuivres (ou pour trois voix, chœur d'homme et orchestre d'harmonie) sur un poème de M.-J. Chénier.

La cérémonie a coûté livres dont 602 pour le banquet offert aux gardes nationaux ayant formé le cortège.

Peinture de Pierre-Antoine Demachy

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<span id="ancre_cérém_Marat"></span> * Jean-Paul Marat, lundi 25 novembre 1793</br> Son corps d'abord inhumé au couvent des Cordeliers est ensuite transféré au Panthéon.</br> Le peintre David est chargé d'organiser de grandioses funérailles.</br> Tandis que le corps de Marat franchissait la porte d'honneur, celui de Mirabeau était sorti par une porte latérale. Dans son discours, David souligne cette simultanéité : .</br> L'éloge suivant est prononcé : .</br> En février 1795, il est considéré comme traître. Son cercueil est retiré du Panthéon, tous les bustes le représentant sont brisés, jetés dans les égouts. Il repose désormais dans le cimetière de l'église Saint-Étienne-du-Mont à côté du Panthéon.

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<span id="ancre_cérém_Rousseau"></span> Jean-Jacques Rousseau, samedi 11 octobre 1794

La Convention nationale prend un décret le 14 avril 1794 ordonnant la translation des restes de Rousseau au Panthéon. Robespierre, disciple fidèle du Genevois, se charge de présenter à la Convention le décret qui doit asseoir la Révolution sur une base spirituelle et offrir au pays des cérémonies civiques où seront célébrés les dogmes de la morale nouvelle, pour remplacer les fêtes chrétiennes désormais interdites.</br>

Voir la peinture d'Hubert Robert : Cénotaphe de J-J. Rousseau élevé au Jardin des Tuileries, en attendant la translation de ses cendres au Panthéon - nuit du 10 au - Musée Carnavalet.

Le lendemain un grand cortège conduit les reliques de Rousseau au Panthéon sur des airs du ''Devin du village''. </br></br></br></br></br>

Troisième République

<span id="ancre_cérém_Hugo"></span> Victor Hugo, lundi 1er juin 1885</BR> Le Panthéon est au centre de ces funérailles que la jeune République organise comme un événement fondateur de la symbolique républicaine.</br> En effet, quand Victor Hugo meurt le 22 mai 1885, un comité est chargé d'organiser les obsèques que le gouvernement décide nationales. Ce comité comprend d’illustres noms, comme Renan, Garnier, Auguste Vacquerie, ami proche du défunt, et Michelin, président du conseil municipal de Paris. alors dominé par la gauche radicale. Il propose d’inhumer Hugo non pas au Père-Lachaise, mais au Panthéon. Depuis 1876, les républicains rêvaient d'en rétablir sa destination laïque. Mais le projet voté par la chambre, en 1881, avait été repoussé par le Sénat. Seule la célébrité de l’auteur des ''Misérables'' l’imposera brutalement.</br>Jules Grévy, président de la République, décide alors de rendre au Panthéon son statut de temple républicain.</br> Le jeudi 28 mai, l’église est fermée aux fidèles. Le lendemain, au petit matin, on enlève les symboles religieux du fronton. Malgré les protestations des catholiques, la transformation sera cette fois irréversible.</br>

À cette occasion quinze discours sont prononcés. Cela a inspiré des vers à Georges Fouret :

<poem>Ce gâteau des Rois qui a Hugo pour fève Le panthéon classique est un morne tombeau. Pour moi j'aimerais mieux — que le Diable m'enlève — Le gésier d'un vautour ou celui d'un corbeau.</poem>

Le cercueil de Victor Hugo est dans le caveau XXIV, rejoint par la suite par ceux d'Émile Zola en 1908 et d'Alexandre Dumas en 2002. </BR></BR></BR></BR></BR> ----

<span id="ancre_cérém_Berthelot"></span> * Marcellin Berthelot, lundi 25 mars 1907</BR> Ce savant meurt le . Son cercueil sera conduit directement au Panthéon ainsi que celui de son épouse, décédée le même jour qui avait manifesté le souhait de ne pas être séparée de lui.

Sa participation active à la laïcisation de l'État, à différents postes de responsabilité, n'est pas étrangère à ce choix dans le contexte politique de l'époque.

C'est aussi un grand serviteur de la République que l'on honore. Pourtant Clémenceau, chef du gouvernement à cette date, aux célèbres bons mots caustiques, propose comme épitaphe pour ce chimiste, inspecteur général de l'instruction publique, sénateur, ministre de l'instruction publique puis des affaires étrangères, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, élu à l'Académie française en 1900, grand-croix de la Légion d'honneur :

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<span id="ancre_cérém_Zola"></span> * Émile Zola, jeudi 4 juin 1908 : La revanche des dreyfusards La décision de panthéoniser Émile Zola se situe dans un climat politique troublé, dans une France traumatisée et divisée par l'affaire Dreyfus. Commencée par le procès et la condamnation de cet officier en 1894, elle ne prendra fin, sur le plan juridique, qu'en 1906 avec sa réhabilitation au sein de l'armée française. Entre temps, il y a eu l'implication de Zola avec notamment son célèbre article : « J'accuse », dans le journal L'Aurore, sa condamnation, puis sa mort suspecte en 1902.

De plus, cette période est certainement une des plus tendues entre l'État français et les représentants de l'église catholique. Dans leurs journaux, ces derniers se sont situés ouvertement dans le camp anti-dreyfusard. Les gouvernements qui se succèdent en ce début de siècle manifestent une volonté délibérée de laïcisation de la France : la promulgation de la loi de 1901 sur les associations (qui forçait les congrégations religieuses à demander une autorisation pour pouvoir se former), celle du 7 juillet 1904, interdisant purement et simplement l’enseignement à tous les congréganistes, enfin celle du 11 décembre 1905, avec le vote et la promulgation de la loi concernant la séparation définitive des Églises et de l’État en sont le résultat concret. Quelques jours avant la cérémonie, Jean Jaurès, dans le journal La Dépêche du 30 avril 1908, à propos de cette mise en chantier de la séparation de l'église et de l'état, écrit : De plus, la France a rompu ses relations diplomatiques avec le Vatican, en 1904.

Dans ce contexte, faire entrer au Panthéon, nouveau temple laïc, un écrivain naturaliste mais aussi engagé dans la vie politique aux côtés de Jean Jaurès constitue une affirmation supplémentaire de cette distance qu'entend prendre la France avec la religion catholique. Cette décision donne lieu à de nombreuses critiques et polémiques. L'Action française organise une manifestation pour s'opposer à ce transfert[6].

Le fait le plus marquant est celui de l'attentat contre le chef d'escadron Dreyfus pendant la cérémonie au Panthéon. Le journaliste Gregori tire contre lui deux coups de feu qui le blessent au bras. Il est néanmoins acquitté le 11 septembre de cette même année.<Br> Le cercueil est placé dans le caveau XXIV, où se trouvait déjà celui de Victor Hugo. En 2002 celui d'Alexandre Dumas viendra les rejoindre.

Événements

Le Panthéon a servi de cadre, le , à l'anniversaire du centenaire de la parution de l'article « J'accuse ».</br> Cette cérémonie, présidée par le ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, a donné lieu à deux discours prononcés par le Premier ministre, Lionel Jospin (discours consultable sur Wikisource) et par le premier président honoraire de la cour de cassation, Pierre Drai, sur le thème du rôle de la Cour de cassation dans le dénouement de l’affaire Dreyfus.

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<span id="ancre_cérém_Gambetta"></span> * Léon Gambetta, jeudi 11 novembre 1920</BR> On dépose le , deuxième anniversaire de l'armistice de la guerre de 1914-1918, le cœur de Gambetta, qui reposait jusque là à la maison des Jardies (maison de Gambetta, sur la colline de Sèvres). Le même jour, la cérémonie transporte à l'Arc de Triomphe les restes du Soldat inconnu.</br>

<span id="ancre_cérém_Jaurès"></span></BR> * Jean Jaurès, dimanche 23 novembre 1924</br> La décision du transfert de la dépouille de Jean Jaurès au Panthéon est l'occasion pour le gouvernement du Cartel des gauches qui vient d'être élu de se donner un ancrage symbolique tout en rendant hommage à celui qui a tenté d'empêcher la guerre. Herriot, Painlevé, Blum et Thomas, membres de ce gouvernement, avaient entamé leur carrière politique durant l'affaire Dreyfus, et ces dreyfusards avaient été fortement influencés par Jaurès. C'était donc, par ce geste, célébrer leur victoire dans un contexte politique qui tournait en leur faveur.</br> C'est Édouard Herriot qui le premier suggère cette cérémonie. Le projet de loi, présenté le 9 juillet, est adopté par le Sénat et la Chambre des Députés le 31 juillet 1924, jour anniversaire de l'assassinat de Jaurès, malgré l'opposition d'une partie de la droite, de l'Action française et des communistes. Le député communiste Jean Renaud s'élèvera contre ce qu'il nommera .</br> La cérémonie, initialement fixée au 4 ou au 22 septembre, dates anniversaires respectivement de la 3e et de la 1ère républiques, puis au 11 novembre, est finalement décidée pour le dimanche 23 novembre, sans symbolique particulière dans le calendrier.<br> Un débat s'installe ensuite sur le style de la cérémonie : Léon Blum voulait une cérémonie majestueuse, un certain nombre de socialistes enthousiastes penchaient pour une emphase particulière et un côté théâtral. Le cérémonial est finalement confié à Firmin Gémier, homme de théâtre, qui s'en remet pour l'exécution à Gustave Charpentier et Saint-Georges de Bouhelier, musiciens.</br> La veille de la cérémonie le cercueil arrive d'Albi en train à la gare d'Orsay, accompagné des mineurs de Carmaux dont Jaurès a été l'élu. Il est acheminé jusqu'au Palais-Bourbon, dans la salle Casimir Perrier, rebaptisée salle Mirabeau pour la circonstance. En plus de la famille et des proches, la veillée mortuaire réunit les officiels : Édouard Herriot et ses ministres, les députés et sénateurs du Cartel, les délégations de la CGT et de la Ligue des droits de l'homme.

Afin de bien souligner qu'il n'y avait pas consensus national sur cet événement, l'Action française organise le même jour un hommage à l'un des leurs, assassiné par une militante anarchiste qui s'était justifiée de son acte en disant qu'elle avait voulu venger Jaurès. Accompagnée de représentants du clergé, une foule de dirigeants et de militants se presse au cimetière de Vaugirard pour entendre Léon Daudet[7].

Quatrième République

<span id="ancre_cérém_Langevin"></span></br> * Paul Langevin, mercredi 17 novembre 1948</br> <span id="ancre_cérém_Perrin"></span> * Jean Perrin, mercredi 17 novembre 1948</br> La cérémonie a lieu le même jour pour ces deux scientifiques.

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<span id="ancre_cérém_Schoelcher"></span> * Victor Schoelcher, vendredi 20 mai 1949</br>

<span id="ancre_cérém_Éboué"></span>

* Félix Éboué, vendredi 20 mai 1949</br>

Gaston Monnerville, président du Conseil de la république est à l'origine du transfert des cendres de Victor Schoelcher et de Félix Eboué au Panthéon.</br> La dépouille mortelle de Félix Éboué est débarquée le 2 mai 1949 à Marseille qui lui fait un émouvant accueil.

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<span id="ancre_cérém_Braille"></span> * Louis Braille, dimanche 22 juin 1952 Le transfert a lieu à l'occasion du centenaire de sa mort. Il est cependant décidé de laisser, en hommage à son village d’enfance, ses mains inhumées dans sa tombe à Coupvray (Seine et Marne).

Cinquième République

<span id="ancre_cérém_Moulin"></span>

À l'initiative du général De Gaulle et du ministre des affaires culturelles, André Malraux, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon en présence de la famille du défunt et de nombreux anciens résistants. On entendra, lors de la cérémonie jouer Le chant des Partisans.</br> À cette occasion Malraux prononce, d'une voix de tragédien, un discours resté célèbre : ... Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi.... <span id="ancre_cérém_Cassin"></span> ----

Discours de François Mitterrand :Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d'une époque. Il en est d'autres dont la grandeur est d'avoir su anticiper sur leur temps, en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux là. Il évoquera ensuite le droit d'ingérence :Ce besoin d'assistance humanitaire traverse comme les images les frontières de l'idéologie, de la langue, de la censure et souvent des souverainetés étatiques. Parce qu'elle est celle de chaque homme, la souffrance relève de l'universel. Le droit des victimes à être secourues, dès lors qu'elles appellent au secours, et secourues par des volontaires qui se veulent professionnellement neutres, dans ce qu'on a appelé, il y a peu, le « devoir d'ingérence » humanitaire dans les situations d'extrême urgence, tout cela n'en doutons pas figurera un jour dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Tant il est vrai qu'aucun État ne peut être tenu pour le propriétaire des souffrances qu'il engendre ou qu'il abrite. ----

<span id="ancre_cérém_Monnet"></span>

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La cérémonie de transfert de cendres de ces trois personnalités a lieu à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française, en présence de François Mitterrand, président de la République française.

À l'origine, le discours devait être prononcé par François Mitterrand ; il l'a été par Jack Lang.

Lors du transfert des cendres de l'abbé Grégoire, Jacques Gaillot, évêque, était le seul représentant de l'Église catholique française. Il faut dire que les relations de l'abbé Grégoire avec la hiérarchie catholique ont toujours été difficiles en raison de son implication dans la vie civile. Le jour de sa mort, l'archevêque de Paris – Monseigneur de Quelen – s'opposa à ce qu'il reçût les derniers sacrements ; il exigeait de Grégoire sa renonciation au serment de la Constitution civile du clergé. Le vieil évêque refusa tout net. L'abbé Guillon, malgré les ordres de sa hiérarchie, accepta d'accéder sans condition aux désirs du mourant. L'autorité romaine ferma l'église à sa dépouille, mais rassemblées autour de La Fayette, deux mille personnes accompagnèrent le corps de l'évêque gallican au cimetière Montparnasse.

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<span id="ancre_cérém_Curie"></span>

Une minute de silence. Puis François Mitterrand, accompagné de Lech Wałęsa, d’Édouard Balladur, d’Ève Curie, fille des deux chercheurs, ainsi que de leurs descendants, s’attardent autour de la vitrine où sont exposés les prix Nobel et les carnets de notes du couple.

La cérémonie s’achève. Elle aura duré un peu plus d’une heure. Exhumés du petit cimetière de Sceaux, les deux cercueils remontent d’abord lentement la rue Soufflot, portés par des étudiants de Paris-VI, futurs chercheurs scientifiques. Au rythme lent de la Suite en ré majeur n° 3 de Jean-Sébastien Bach, ils atteignent l’esplanade du Panthéon. De part et d’autre, deux cents élèves du lycée Marie-Curie de Sceaux et du lycée des sciences et techniques de Versailles tiennent dans leurs bras les symboles des atomes : une référence à l’universel langage de la science.

Le ciel est gris et la foule peu nombreuse. Pour l’essentiel, élèves et étudiants, venus de la France entière. L’hommage de la jeunesse au , comme le rappellera quelques instants plus tard Pierre-Gilles de Gennes dans son allocution. Au nom de la communauté scientifique, le prix Nobel de physique 1993 souligne l’importance des travaux des Curie. Ceux de Pierre et Marie, d’abord, qui ont permis « la douloureuse naissance d’une science neuve : la physique nucléaire ». Ceux de leurs descendants, ensuite, sur la radioactivité artificielle.</br>À sa suite, Lech Wałęsa souligne les origines polonaises de Marie Curie, née à Varsovie en 1867.</br> Pour clore les discours, François Mitterrand salue longuement, , la mémoire du couple et son « désintéressement », fondement, à ses yeux « de toute éthique scientifique ».

Caroline Casadesus s’avance. Comme ultime point d’orgue à cette émouvante cérémonie, elle interprète L’Adieu de Marie-Jeanne Serrero. Les cendres de Pierre et Marie Curie peuvent enfin reposer au Panthéon…

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<span id="ancre_cérém_Malraux"></span>

Malraux est le cinquième écrivain à entrer au Panthéon. La cérémonie a lieu vingt ans, jour pour jour, après sa mort.[8].</br>

Jacques Chirac, nouvellement élu président de la République, prend une place importante dans les hommages rendus à l’homme de lettres et au gaulliste que fut Malraux.

Pourquoi Malraux au Panthéon? Qui en a eu l'idée?</br> C'est Pierre Messmer qui me l'a proposé, dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de la mort d'André Malraux. Cette idée m'a paru immédiatement évidente. Pour tout ce qu'a été André Malraux, le combattant de la liberté, le passionné de justice, le découvreur d'art, l'écrivain, le compagnon plus que fidèle du Général, l'inventeur du ministère de la Culture. Mais aussi, parce qu'il a fait rêver plusieurs générations, à force de panache. Pour lui-même et pour la France.

[10] Sur la place du Panthéon : La cérémonie, mise en scène par le peintre et décorateur Jean-Paul Chambas, commencera vers 19 heures. Elle sera ouverte, rue Soufflot, par le défilé d’une centaine de jeunes munis de lampes tempête, symboles des pistes clandestines d’atterrissage, évoquant le Malraux combattant. Sur fond d’œuvres musicales, notamment de Messiaen, un jeu de lumières et des projections illumineront le fronton du Panthéon… À l'intérieur : Le cercueil est placé au milieu de la nef avec, à ses côtés, une sculpture de Giacometti L’Homme qui marche.

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<span id="ancre_cérém_Dumas"></span>

Sur la petite scène d'un chariot, Le théâtre d'Alexandre, tiré par des mules et précédé par un régiment de tambours, de jeunes comédiens ont reconstitué des passages des pièces de Dumas devant une centaine de gens de la rue en costumes d'époque.

Lorsqu'il atteint le parvis du Panthéon, une Marianne métisse montée sur un cheval blanc vient au devant du cercueil. La fameuse lettre de Victor Hugo à Dumas-fils est alors lue : Le nom d'Alexandre Dumas est plus que français, il est européen ; il est plus qu'européen, il est universel.. Alain Decaux, de l'Académie française, puis le président de la République, Jacques Chirac, prononcent un discours.

Puis le cercueil d'Alexandre Dumas est descendu dans le caveau XXIV où se trouvent déjà ceux de Victor Hugo et d'Émile Zola.

On peut consulter sur le site Monum, Centre des Monuments français, la présentation des personnages admis au Panthéon. À partir de la cérémonie d'Émile Zola (1908), des documents audio-visuels au format flash sont proposés.

Les tentatives de transfert qui ont échoué

Plus de vingt tentatives ont échoué (refus de la veuve ou de la famille, dispositions testamentaires contraires, oppositions diverses, manque d'intérêt des milieux politiques).

Cérémonies, événements, manifestations…

Le pendule de Foucault

* 1851<br /> Le lundi 31 mars 1851, l’astronome Jean Bernard Léon Foucault tient sous la coupole une expérience scientifique prouvant que la Terre tourne autour d’un axe.

Le savant avait déjà précédemment accroché un premier pendule dans sa cave, rue d'Assas à Paris, puis montré cette expérience à ses collègues dans la salle méridienne de l'observatoire de Paris, le 3 février de cette même année 1851, avec un pendule de onze mètres de haut.

Mais pour cette expérience, plus le pendule est long, plus le phénomène de déviation de la trajectoire est manifeste. Quel bâtiment pouvait permettre d'accrocher une telle longueur de fil ? Une cathédrale ou une église, certainement ; la hauteur sous plafond y est suffisante. Mais outre le fait que le dispositif aurait pu gêner les visiteurs et fidèles éventuels, démontrer dans une église la rotation de la Terre (sur elle-même) aurait pu réagiter le débat de 1616 sur la rotation de la Terre (autour du Soleil), qui avait abouti à la condamnation à la prison à vie de Galilée en 1633. La position de l'Église catholique sur les mouvements de la Terre ne semblait toujours pas réglée jusque dans les années 1820, puisque les travaux d'astronomie du chanoine Settele avaient été interdits de publication. Louis Bonaparte, féru de sciences, intervient pour qu'une nouvelle version encore plus grandiose que la version du pendule accroché à l'observatoire de Paris soit offerte aux Parisiens. Le Panthéon offrait la disponibilité d'un bâtiment laïque permettant de faire battre un pendule de 67 m de longueur était idéale.

Foucault pourra écrire : .

Ce pendule de Foucault était constitué d’une boule de plomb recouverte de cuivre pesant 28 kg, suspendue à un fil d'acier de 67 m donnant des oscillations de 16 secondes et demi (une oscillation = 1 aller-retour). La trace de déviation, à chaque battement, laissée dans l'anneau de sable de 6 m était de 2 millimètres et demi à gauche de la trace précédente. Une fois lancé il restait 6 h en mouvement.

La démonstration publique dura jusqu'à ce que l’édifice redevienne une église, par une décision du prince-président Napoléon le .

* 1902 En 1902, la Société astronomique de France, présidée par Henri Poincaré, propose de « voir renouveler sous le dôme du Panthéon la belle et instructive expérience de Foucault, interrompue par le coup d’État de décembre 1851, avant qu'on en eût tiré toutes les conclusions qui paraissaient en ressortir ». Le mercredi 22 octobre est installée une nouvelle mouture du pendule de Foucault. C'est Camille Flammarion, l'infatigable vulgarisateur scientifique, qui en est le promoteur. Plus de deux mille personnes étaient présentes pour assister à la célèbre expérience de physique. M. Chaumié, ministre de l'Instruction publique, inaugure l'expérience en brûlant le fil qui retenait immobile le pendule.

* 1995 À l’automne 1995, la sphère du pendule de Léon Foucault, dépoussiérée, est raccrochée au Panthéon comme en 1851. Cette reconstitution fait l'objet d'un film-vidéo visible à l'intérieur de la nef, sur plusieurs postes, en français et en anglais. Un historique de l'expérience au Panthéon et une explication physique du phénomène accompagnent le reportage.

Les rendez-vous de l'histoire

Depuis plus de 200 ans, le Panthéon a été témoin de nombreuses scènes de l'histoire de France, voire il en a été parfois un acteur. Par sa situation dans le quartier Latin, il est aux premières loges dès que quelques manifestants décident de transformer un mécontentement en révolution. On fait aussi appel à son « esprit » pour commémorer un événement, ou quand on estime l'intégrité de la France en danger. <gallery>Image:Horace_Vernet-Barricade_rue_Soufflot.jpg|La barricade de la rue Soufflot, Paris, 1848- Peinture de Horace Vernet Image:Panthéon_1870_barricade.jpg|La barricade de la rue Soufflot, Paris, 1870- photographie d'Eugène Fabius </gallery>

Scènes de l'histoire de France

Outre la période du printemps 1871, où les Communards en avaient fait leur quartier général, le Panthéon a connu quelques moments marquants de l'histoire de France (dans et autour du monument)</br>

Cérémonies

Événements

Le Panthéon et l'art

Les représentations

Sa position dominante en haut de la colline Sainte-Geneviève comme sa forme originale ont su, dès sa construction, attirer l'œil d'artistes confirmés comme Van Gogh, Marc Chagall ou celui des amateurs. <gallery> Image:Francois-Etienne Villeret Pantheon Paris.jpg|Le Panthéon, par François Villeret - XIXe siècle Image:Van_Gogh_vue_de_Paris.jpg|1886-1888 : Vue de Paris avec le Panthéon et Notre-Dame, de Vincent Van Gogh Image:Le Panthéon au XVIIIeme siècle.jpg|Le Panthéon au XVIIIeme siècle </gallery>

Expositions

Depuis peu le Panthéon sert de cadre à des expositions.</br>

Ouvertures-Débats

Quel sera le prochain ''grand homme'' ?

Traditionnellement la décision de panthéonisation - la panthéonade selon le néologisme que Régis Debray a forgé par dérision - est prise par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre et sur rapport du ministre de la culture et de la communication.</br> Deux conditions doivent d'abord être réunies : Que l'impétrant soit français (ou naturalisé) et qu'une partie de ses restes soient « disponibles ».</br> Ensuite, les critères sont plus délicats à définir : bien sûr, il s'agit d'abord de rendre hommage à un homme exceptionnel dont l'œuvre et la vie ont marqué l'Histoire et peuvent servir d'exemple. La panthéonisation est aussi une occasion, pour le pouvoir en place, de mettre en valeur une période de l'Histoire et d'y graver son empreinte.

Des noms circulent dans l'opinion, en voici ci-dessous quelques exemples :</br>

Les femmes au Panthéon

Il faut, hélas prendre l'inscription : Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante au pied de la lettre. Seules deux femmes y séjournent ; la première admise, par ordre chronologique, a été Sophie Berthelot, non à titre personnel mais pour ne pas la séparer de son mari, le chimiste Marcellin Berthelot ; la seconde, Marie Curie, deux fois prix Nobel.

Femmes souvent citées

Actualités en faveur de l'inhumation de femmes au Panthéon

Références

Bibliographie

Liens externes


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Citations