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LÉcole nationale supérieure des télécommunications (ENST) ou Télécom Paris est une école d’ingénieurs publique française dans le domaine des technologies de l'information de la communication fondée en 1878.
Appelée autrefois École supérieure de télégraphie, elle fait aujourd'hui partie de la Conférence des grandes écoles. L'ENST est chargée d'assurer la formation d'ingénieurs capables d'appréhender dans leur globalité les problèmes liés aux Sciences et technologies de l'information et de la communication.
Elle fait partie du GET (Groupe des écoles des télécommunications) et est membre fondateur de ParisTech. Elle dispose d'antennes à Paris et à Sophia-Antipolis.
Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait de trois façons :
Le concours d'entrée est le concours « Mines-Ponts ». Les études durent alors trois ans. Cette filière compte à la rentrée 2006 soixante-quinze élèves « cursus Paris » et trente élèves « cursus Sophia-Antipolis » (institut Eurécom) (source : site de l'ENST).
Cette procédure d'admission, qui a permis d'accueillir à la rentrée 2006 cinquante-cinq élèves (treize élèves titulaires d'une licence et quarante-deux titulaires d'une maîtrise), est donc réservée aux étudiants titulaires de l'un de ces diplômes universitaires dans un des domaines de compétence de l'ENST. L'admission se fait sur dossier et sur entretien. Les titulaires d'une licence sont admis en première année comme ceux issus des classes préparatoires aux grandes écoles (trois ans d'études), tandis que les élèves titulaires d'une maîtrise rejoignent directement la deuxième année (deux ans d'études).
École Polytechnique
Cette procédure d'admission est réservée aux élèves de l'École polytechnique qui souhaitent obtenir un double diplôme Polytechnique-ENST.
Ces modalités d'admission concernent la formation d'ingénieur. D'autres formations organisées par l'école (Master of Science, Mastères Spécialisés...) ont leurs propres critères d'admission (voir la partie Enseignement).
Pour les élèves admis en 1ère année, le tronc commun est consacré aux bases des connaissances indispensables (BCI). Il se déroule à Paris et dure une année pour les élèves issus du Concours commun et les admis sur titres licencié, qu'ils aient choisi le Cursus Paris ou le Cursus Sophia-Antipolis.
En savoir plus sur le tronc commun
Le cycle optionnel se compose de 4 semestres dont un qui est dédié au stage d’ingénieur. Les enseignements du cycle optionnel sont organisés en plus de 120 unités d’enseignement (UE) structurées en parcours. La trentaine de parcours thématiques proposés couvre l’ensemble des domaines de compétence de l’École, par exemple : intelligence artificielle et sciences cognitives - ingénierie financière – image - nouvelles technologies de l'IP, réseaux multiservices – management de projet – photonique – signal etc. À ces enseignements scientifiques s’ajoutent des obligations en langues, sciences humaines, culture générale et droit.
Le Cycle optionnel unifié (2e et 3e années) - Cursus Sophia-Antipolis (Institut Eurécom)
Le cycle optionnel se compose de 4 semestres dont un qui est dédié au stage de fin d'étude. Le cycle optionnel unifié fonctionne sur le modèle des unités de valeurs capitalisables appelées « modules longs » (42 heures - 4 crédits) ou « modules courts » (21 heures - 2 crédits). Le catalogue des enseignements est organisé en sept filières : Réseaux, Sécurité des systèmes de communications, Applications Internet, Multimédia, Communications mobiles, Techniques de transmission, Systèmes temps-réel et embarqués. Les élèves doivent valider à la fois des cours techniques, des cours d'enseignement général ainsi que des cours de langues, sciences humaines, culture générale et droit. Le dernier semestre est consacré au stage en milieu industriel qui se déroule à l'étranger dans la grande majorité des cas.
Master of science(MSc) du GET et de ParisTech
Ce programme s'adresse aux titulaires d'un bachelor ou d'un diplôme équivalent à 4 années d'études universitaires dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. Il est dédié en priorité aux étudiants étrangers de très bon niveau. D'une durée de 15 mois, il comporte 2 semestres académiques où les enseignements se déroulent entièrement ou partiellement en langue anglaise, puis un stage d'ingénieur de 22 semaines réalisé dans un laboratoire de recherche ou dans une entreprise industrielle.
Ces six programmes conduisent à un diplôme national de master (DNM) dans le domaine des sciences et technologies.
Les programmes de MSc de Télécom Paris sont des masters à orientation professionnelle. Ce cursus ouvre également à des études doctorales pour des candidats motivés par la recherche.
Ils permettent à un ingénieur généraliste d’entrer de plain-pied dans le secteur économique des hautes technologies de l’information, et aux ingénieurs spécialistes d’autres domaines d’acquérir une double spécialité soit en vue de leur premier emploi, soit pour réorienter leur carrière après quelques années d’activité. Le Mastère spécialisé est une formation ouverte aux candidats titulaires des diplômes suivants : diplôme d’ingénieur (bac +5) ; diplôme d’école de commerce (bac +5) ; master recherche (ex DEA) ; master professionnel (ex DESS) ; diplôme bac + 4 et trois années d’expérience professionnelle ; diplômes étrangers de niveau équivalent.
Télécom Paris est partenaire actif, liée par convention, de plusieurs cursus universitaires de préparation de masters.
Les élèves en scolarité sur le site de Paris ont la possibilité de suivre une de ces formations, en parallèle à leur 3e année de formation, moyennant un aménagement de scolarité.
L'ENST est habilitée à délivrer des doctorats. Son école doctorale, commune avec l'université Paris-VI, porte le nom d'École doctorale d'informatique, de télécommunications et d'électronique de Paris.
La vocation de la recherche à Télécom Paris consiste à :
Télécom Paris comprend 4 laboratoires de recherche:
L'ensemble de ces départements est associé au CNRS au sein de l'UMR 5141 "Laboratoire traitement et communication de l'information" (resp: Henri Maître).
Chacun de ces départements regroupe plusieurs groupes de recherche.
Dans la seconde moitié du , avec l'essor de la télégraphie électrique, se fait sentir le besoin de former des spécialistes de cette nouvelle technologie. En 1845, Alphonse Foy, directeur des Lignes télégraphiques, propose la création d'une nouvelle école d'application pour les polytechniciens, spécialisée dans la télégraphie. Sa proposition est à l'époque rejetée.
La politique volontariste d'aménagement du territoire menée sous le Second Empire permet de couvrir intégralement la France en télégraphes. C'est ainsi qu'en 1876, au tout début de la Troisième République, suite à une loi de 1873, les administrations des Postes et des Télégraphes fusionnent; c'est la création des P&T. Dans le même élan, sous la présidence de Mac-Mahon, le gouvernement d'Armand Dufaure s'enrichit le 1878 d'un nouveau service des Postes et Télégraphes. Adolphe Cochery en devient le premier directeur.
Deux mois après son investiture, A. Cochery publie le 12 juillet 1878 une circulaire ordonnant la création de lÉcole Supérieure de Télégraphie (EST), dont le premier directeur est Ernest-Édouard Blavier. L'école s'installe alors dans le [[8e arrondissement de Paris|VIII arrondissement]], rue de Grenelle, à Paris.
En 1888, elle change de nom, pour devenir l'École Professionnelle Supérieure des Postes & Télégraphes (EPSPT), et sa formation intègre une différence entre les élèves destinés à l'administration supérieure (section administrative) et les autres (section technique).
En 1912, un nouveau changement de nom en fait l'École Supérieure des Postes & Télégraphes (ESPT), et en 1934, elle intègre les locaux qu'elle occupe actuellement rue Barrault, dans le XIIIe arrondissement, à la place de la manufacture de gants Noblet, sur le flanc ouest de la Butte aux Cailles.
En 1938, elle prend le nom d'École nationale supérieure des postes, télégraphes et téléphones (ENSPTT), et la même année, le Président de la République Albert Lebrun décerne à l'école la Légion d'honneur.
Pendant la guerre, en 1942, l'ENSPTT est scindée en deux écoles: l'ENSPTT qui forme les cadres administratifs, et qui a fermé ses portes le 31 décembre 2002, et l'ENST (École nationale supérieure des Télécommunications), qui est le sujet de cet article.
En 1971, l'ENST passe sous la tutelle directe de la Direction générale des télécommunications, et le développement des télécommunications pendant cette période conduit l'État à créer deux écoles sœurs, l'ENST Bretagne, en 1977, à Brest, et l'INT, en 1979, à Évry.
En 1992, l'ENST fonde avec l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) l'Institut Eurécom, à Sophia Antipolis.
En 1997, la libéralisation du marché des télécommunications contraint l'État à retirer l'ENST du giron direct de France Télécom et crée le Groupe des écoles des télécommunications (GET) (décret du 26 décembre 1996) afin de rassembler les écoles ENST, ENST Bretagne, INT (Télécom INT, INT Management). Le GET est un établissement public administratif qui dépend du Conseil général des technologies de l'information (CGTI) au ministère délégué à l'industrie.
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