Avion


Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans moteur, on parlera de planeur), dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol. Celui ou celle qui le dirige est appelé pilote ou aviateur/aviatrice.

Lorsque la sustentation en vol est obtenue par des réactions aérodynamiques sur des surfaces en mouvement, généralement une ou plusieurs hélices principales dont les axes sont verticaux, l'appareil est alors un hélicoptère ou un gyroptère, selon que la surface porteuse est animée par un moteur ou non.

Un avion qui est muni d'un dispositif lui permettant de décoller et de se poser sur l'eau (amerrir) est un type d'avion appelé hydravion.

Étymologie et histoire

Le mot avion (du latin avis, oiseau) a été employé pour la première fois par Gabriel de La Landelle, en 1863, dans un compte-rendu des tentatives d'envol de Jean-Marie Le Bris pour désigner un objet plus lourd que l'air capable de s'envoler par ses propres moyens.

Le terme est ensuite repris en 1875 par Clément Ader puis breveté par ce dernier. C'est ainsi qu'il a appelé l'appareil baptisé Éole, avec lequel il décolle le 9 octobre 1890 puis rase le sol sur 50 mètres à 20 cm au-dessus de la piste. Cet événement ne sera toutefois pas homologué comme étant le premier vol : la hauteur atteinte était insuffisante pour le qualifier de tel. De fait, la performance de cette génération d'engins ne fera pas se bousculer les entrepreneurs.

Le troisième prototype de Clément Ader, l'Avion III, effectue un vol sur 300 mètres devant un comité militaire le 14 octobre 1897 à Satory. Une autre raison à la non-homologation des vols de Clément Ader est que ces vols étaient soumis au secret militaire.

Entre-temps, Otto Lilienthal, grâce à des prototypes qui étaient réalisées à partir de nervures de bambou et entoilées de coton, pouvait planer jusqu'à 400 m en se lançant du haut d'une colline haute d'environ vingt mètres. Le contrôle de la machine se faisait par des déplacements du corps comme pour les deltaplanes pendulaires contemporains.

Mais dans les premières années de l'aéronautique, après les exploits des frères Wright à partir du 17 décembre 1903, on ne parle guère d'avion mais d'aéroplane. C'est avec la Première Guerre mondiale que les mots avion et aviation deviennent communs.

D'aucuns prétendent qu'avion est un acronyme qui aurait été forgé par Clément Ader et signifiant « appareil volant imitant loiseau naturel », sans qu'aucune source fiable puisse corroborer cette assertion.

Il semble toutefois beaucoup plus réaliste de penser que le nom vienne davis, l'oiseau en latin.

Constitution

Un avion est constitué :

(voir aussi l'article Morphologie d'un aéronef)

Types

Les deux grandes catégories sont les avions civils et les avions militaires.

Avions civils

Avions militaires

Les avions militaires sont généralement classés selon leur emploi :

Fonctionnement

Un avion subit trois types de forces :

Ces forces sont représentées par 4 vecteurs opposés et égaux deux à deux :

Un vol en palier à vitesse constante suppose que la résultante du système de forces est nulle : le poids est équilibré par la portance, la traînée est compensée par la traction. À partir de cette position d'équilibre, toute modification de l'un des paramètres entraîne une modification de l'équilibre. Si le pilote réduit les gaz, la traction diminue, la traînée devient prépondérante et la vitesse diminue. Etant proportionnelle au carré de la vitesse, la portance diminue avec la vitesse : l'avion s'inscrit dans une trajectoire descendante, entrainé par son poids. En descendant, l'avion accélère à nouveau : la portance croît à nouveau, égale et dépasse le poids : l'avion remonte. En remontant, la vitesse diminue, et ainsi de suite... Lorsque les oscillations s'amortissent du fait de la stabilité en tangage, l'avion se stabilise en un nouveau point d'équilibre : soit en descente à la même vitesse, soit en palier à une vitesse plus faible.

Pilotage

Le pilotage dans le plan vertical (en tangage) consiste à maîtriser en permanence la trajectoire de l'avion en intervenant sur la portance et la traction.<br/> Le pilotage dans le plan horizontal (en virage) consiste à maîtriser la portance, la traction et l'équilibre transversal en roulis et lacet.

Impact sur l'environnement

Prendre l'avion nuit à l'environnement en contribuant au réchauffement climatique. La quantité d'émissions de CO2 par passager et par vol est bien supérieure à celle d'autres modes de transport comme le train. Par exemple, un avion émet plus de 30 fois plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère par passager qu'un train. Par contre il n'emmet pas plus de gaz à effet de serre par passager qu'une voiture sur une même distance. Mais comme il est rare de prendre l'avion sur de petites distances, on évalue aujourd'hui à 3% de la libération totale de gaz à effet de serre due à l'aviation.

Voir aussi

Liens externes

catégorie:Type d'aéronef